PITIE DE NOS ELEVES ! PITIE DE NOUS !

 

Plume : Abdel Hamid El Badaoui.

PITIE DE NOS ELEVES ! PITIE DE NOUS !

Si l’objectif de l’enseignement est de transmettre un acquis à un élève par le biais d’une communication verbale ou écrite, ce biais est un code, lequel, selon Jakobson et d’autres théoricien de la communication, doit être le même entre un locuteur et son correspondant. Hors, dans nos classes actuelles de Français, il est conclu à l’unanimité que le problème majeur auquel font face nos apprenants du premier et second cycle (littéraires surtout) est d’ordre communicatif.

Jusqu’à l’orée des années 90, ce problème n’était pas de mise. De nos jours, ce déficit langagier, étant accru, rend ces mômes apathiques à tout apprentissage. Cela influe apparemment sur leur comportement et se traduit par le chahut et des conduites agressives souvent à cause de banalités. Bref, la séance est soumise à de fréquentes interruptions. Le professeur doit intervenir pour calmer, départager et régler les différends.

Certains élèves, sous le joug de l’ennui, se défoulent sur les meubles de l’établissement causant d’affreux dégâts matériels( écriteaux sur les murs, sur les tables ; où sont bien mis en relief des mots obscènes, gravures et trous affligés aux tables à l’aide de compas, vol d’ampoules etc.). Chez certains, l’indifférence au scolaire se traduit autrement. Ils préfèrent tripoter leurs téléphones mobiles et plongent dans d’interminables SMS. Et le cours passe à côté.

Les rapports entre enseignants et enseignés se sont fragilisés. Des affronts naissent fréquemment entre eux, lesquels sont soldés parfois, par des échanges de mots outrés. Des conduites qui portent atteintes à un lieu autrefois bien sacré.

La fourniture scolaire !

Beaucoup d’élèves refusent l’achat du livre du programme jugeant qu’il est insensé de transporter un fardeau inutile. N’ont-il pas raison dans une certaine manière puisqu’ils ne comprennent rien de ce qui est dedans ?

Ainsi, de peur d’être renvoyés, au début de chaque séance, ils parcourent les couloirs à la recherche de ce « livre de malheur ».

La quasi-totalité des élèves du tronc commun, éprouve le sentiment d’être dans un enclos, face à un « professeur dompteur » qui leur parle dans un langage cabalistique.

En lecture, bien souvent, le professeur hésite de faire lire certains élèves de crainte de les intimider puisqu’ils ne déchiffrent qu’à peine malgré tous les apprentissages antérieurs. Cela pourrait paraître surprenant mais la réalité c’est ça ! Quand certains professeurs insistent pour faire lire ces cas, ils sont bombardés par cette phrase combien terrifiante, combien inquiétante : « Je ne sais pas ».

Eh oui ! Le mal est là. Il va falloir trouver l’antidote. N’est-il pas résurgent de couper le mal à la racine ?

Le planning scolaire ! est l’un des adversaires redoutables de ces pauvres déshérités. Ce niveau décadent est trimballé depuis le primaire étant donné que l’état vise à scolariser tous les mômes et les faire passer dans les classes supérieures même avec des moyennes très basses. Cependant, l’indignation naîtra au cours de route lorsque l’hétérogénéité devient de plus en plus flagrante, du fait que certaines familles privilégiées, paient des études supplémentaires à leurs enfants. Ces favoris s’améliorent et constituent l’élite dans certaines classes.

D’autres facteurs extra scolaires mettent leur grain de sel ; les manifestations et les sit-in des chômeurs diplômés en permanence sur les voies publiques amenuisent l’aversion et le sentiment de répugnance chez l’apprenant. « A quoi riment les études puisque mon diplôme équivaudra une place parmi ces chômeurs ? » voilà une question que nous renvoient quelques uns.

Et le vase de déborder avec l’Internet !

L’addiction à l’Internet et la fréquentation des cyberpubs fait du jeune internaute un solitaire replié, robotisé, esclave d’une souris et d’un curseur qui le promènent dans le labyrinthe de la perversion pendant de longues heures et chattant dans l’espoir de rencontrer la femme rêvée hors des frontières et qui les délivrerait du cachot selon leur expression.

La rigueur !

Certains idéologues voient dans le recours à certaines méthodes répressives, un procédé archaïque et archaïsant, sous prétextant qu’une telle stratégie violerait les droits de l’enfant, faisant semblant d’ignorer qu’un enfant ou un adolescent est incapable de raisonner ou de gérer ses agissements et qu’une liberté excessive mènerait aussi bien à la délinquance qu’à l’anarchie.

Autrement dit, si une société pouvait avoir toute cette confiance dans un citoyen de cette envergure, elle devrait l’avoir également envers les adultes. Si l’affaire est ainsi, tous les états devraient pouvoir supprimer la police des rues puisque les autorités n’auraient plus de place dans une société où l’on est tous des anges.

Les conditions de certains instituteurs dans le milieu rural.

Certaines langues un peu fourchues (Que Dieu leur pardonne !) vont même jusqu’à taxer l’enseignant de « flemmard ». Admettons que cela soit juste ! L’expérience nous a appris que le plus fainéant des professeurs, deviendrait opérationnel s’il avait affaire à des mômes de bonne volonté. Quels résultats peut-on attendre d’un enseignant exerçant dans des classes combinées ! Osez réfléchir sur ce forçat ! Vous imaginez la tâche de ce pauvre enseignant, travaillant avec deux à trois niveaux différents sous un même toit !

Que c’est drôle à la fin ! Vous imaginez la sottise ! Même le plus fin des rodéos américains n’est capable de monter deux ou trois chevaux à la fois. Surnaturel !

Un peu de bon sens !

Nous croyons que pour mener à bien notre tâche éducative, il va falloir repenser notre enseignement. Pour commencer, trois organes,dignes d’importance,doivent se donner la main :

-L’administration.

-les enseignants (actants).

-L’association des parents d’élèves.

Aussi, prendre en considération les conditions et les facteurs cités auparavant.

Un contrôle massif des enfants de la part de leurs parents.

Quant aux programmes scolaires, on aimerait que les responsables soient en mesure d’écouter les enseignants.

Actuellement, le roman doit céder la place à des textes courts et accessibles où l’enseignant pourra gérer son travail selon le niveau qu’il a.

Cette génération semble sombrer dans un nouvel analphabétisme et un pessimisme constant. Elle a besoin donc d’être socialisée et réintégrée. L’un des moyens qui lui feront éviter la déperdition scolaire est qu’on fasse en sorte d’optimiser l’offre d’emploi.

Il est de notre devoir aussi d’être plus présents et plus actifs sur la scène psychopédagogique afin de répondre à l’attente de cet apprenant et alléger la tâche de l’enseignant.

L’une des résurgences du redressement est une volonté de recentrage sur les apprentissages fondamentaux ( lecture. Syntaxe. Conjugaison. Orthographe etc.)

Une restauration de l’autorité enseignante doit s’afficher à l’horizon.

Que Dieu nous aide pour un avenir meilleur de notre progéniture !

Plume : Abdel Hamid El Badaoui.

9 تعليقات

  1. Un salut particulier aux hommes de l’éducation qui souvent basculer Mjhodhm pour l’éducation de nos enfants et les élever à la meilleure éducation

  2. جميل أن نجد من يهتم بصحة التلاميذ , لكن هل من آدان صاغية ؟
    أظنها مطروشة ….المهم هو الإهتمام .
    أحسنت يا عبد الحميد

  3. استاد تحياتي و نحن نحبك … و الان و بعد مرور سنين عدنا لكلامك فوجدناك على صواب … نعم الاستاد احبك في الله

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